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 (Amelyn #20) ► I WISH IT WOULD RAIN DOWN

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Raelyn Blackwell
Raelyn Blackwell
la muse des cauchemars
la muse des cauchemars
(Amelyn #20) ► I WISH IT WOULD RAIN DOWN - Page 2 9OYzxwd Présent
ÂGE : 36 ans (23.12.1987) - capricorne ascendant scorpion
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn.
STATUT : Son âme sœur est morte en prison : elle est veuve depuis le 16.07.2024. Micah a l'âge de poser des questions mais pas celui de comprendre la mort et, de toute façon, Raelyn est trop brisée pour répondre aux interrogations de sa fille.
MÉTIER : Boss du Club, la pègre de Brisbane, depuis février 2021. Propriétaire et gérante de l'Octopus, un Casino qui a ouvert ses portes en avril 2021. Baronne de la drogue, reine de la nuit et jeune maman, une vie somme toute bien remplie.
LOGEMENT : Le loft du 721 Daisy Hill Road (Logan City) lui semble bien vide et froid maintenant qu'elle s'endort loin des bras de son époux.
(Amelyn #20) ► I WISH IT WOULD RAIN DOWN - Page 2 399a3a0adac30bc9c964a5ffaa4d4e7f3494aae0
POSTS : 33479 POINTS : 3340

TW IN RP : Mention de drogues dures, violences verbales et physiques banalisées, banalisation du meurtre, menaces, univers de la pègre, misogynie, deuil, automutilation.
ORIENTATION : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : des nerfs d'acier et 1m55 de charisme, de magnétisme, d'implacabilité, de jalousie et de violence › accro à la cigarette, alcoolique à ses heures perdues, elle luttera toute sa vie contre son addiction à la cocaïne › opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède une notion de bien et de mal particulière › longtemps volage, elle l'a été jusqu'à ce qu'elle tombe amoureuse d'Amos › récupère le contrôle du Club en février 2021, devenant le leader de l’organisation criminelle › fin janvier 2023, elle abat Lou Aberline, tuant de ses propres mains pour la première fois.
DISPONIBILITÉ RP : Je suis disponible pour RP
CODE COULEUR : indianred.
RPs EN COURS :
― raelyn's theme ―

(07) cecilia #1chad #3atlasspencer #14danaë #3katherinemaxwell #2

(pré-liens)
le cluble casino l'octopus

(Amelyn #20) ► I WISH IT WOULD RAIN DOWN - Page 2 616bfddbfe3ceeca1b184a6faaa744d1a87adae5
maxyn #2 ☆ i'm sick, yeah, i'm sick, and honestly, i'm getting high off it. your smoke in my hair hot and dirty like the l.a. air. that face, baby, it ain't fair, but you don't know what you don't know. oh, so you wanna talk about power ? oh, let me show you power. i eat boys like you for breakfast, one by one hung on my necklace. ☽ 12

(Amelyn #20) ► I WISH IT WOULD RAIN DOWN - Page 2 3a44d144a8bde068fb9bbf98d07bff96bdb42f25
spencer #14 ☆ you know there's still a place for people like us, the same blood runs in every hand. take another walk out of your fake world, please put all the drugs out of your hand. you'll see that you can breathe without no back up, so much stuff you got to understand.

(Amelyn #20) ► I WISH IT WOULD RAIN DOWN - Page 2 30
danalyn #3 ☆ what brings you to the lost and found, dear ? won't you pull up a seat ? everybody got a price around here to play, make me an offer, what will it be ? welcome to the playground, follow me. tell me your nightmares and fantasies, sink into the wasteland underneath.

(Amelyn #20) ► I WISH IT WOULD RAIN DOWN - Page 2 297a714e8dfbe2965870bfed0f152606f9c9e175
cecilia #1 ☆ there's a pleasure in hiding from the sun. no, i was never one for pretty weather, i'd rather be a creep. there's a bright side to every wrong thing, if you're looking at me through the right eyes. darkness in my name, don't you wanna come and play on the cool side.

RPs EN ATTENTE : aisling #3

(Amelyn #20) ► I WISH IT WOULD RAIN DOWN - Page 2 Tumblr_inline_pq7a8g2DmG1u9urvd_400
miles (scénario libre) ☆ i've been waiting patiently, i built this tower quietly. And when my well of wellbutrin is running dry of serotonin i can say things I don't mean. or maybe it's the truth in me, i feel it building, bubbling up.

RPs TERMINÉS : liste tenue à jour dans ma fiche de liens

― statistiques RP ―
2024 ☆ 202320222021

(Amelyn #20) ► I WISH IT WOULD RAIN DOWN - Page 2 0ca41f4f930cbaeae8e9a2d29a926cecd384086c
amelyn ☆ wasted in love, misunderstood, baby, it's harder to breathe when you're gone. so i hold in my hands pictures of you and dream of the day i was eating for two. all this love, i'm so choked up, i can feel you in my blood, i'm so scared to give you up. valentine, my decline is so much better with you. valentine, my decline, i'm always running to you. and i cover myself in tattoos of us, and dream of the day we embrace and combust. ☽ 123456789101112131415161718192021222324252627282930313233343536373839404142434445464748495051525354555657585960616263646566676869707172737475767778798081828384858687888990919293949596the end.

AVATAR : Lady Gaga
CRÉDITS : me (avatar), harley (gif profil, maxyn, spencer, amelyn), fuckyougifs (gif danaë) & jifdirectory (gif cecilia), erikawrites (gif miles)
DC : Megan Williams (Sydney Sweeney) & Midas Sterling (Leo Woodall)
PSEUDO : stairsjumper
Femme (elle)
INSCRIT LE : 21/02/2019
https://www.30yearsstillyoung.com/t23235-raelyn-you-can-try-to-break-me-i-cut-my-teeth-on-people-like-you
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(Amelyn #20) ► I WISH IT WOULD RAIN DOWN - Page 2 Empty
Message(#)(Amelyn #20) ► I WISH IT WOULD RAIN DOWN - Page 2 EmptyMar 30 Juin 2020 - 20:27


I wish it would rain down
Raelyn Blackwell & @Amos Taylor (Amelyn #20) ► I WISH IT WOULD RAIN DOWN - Page 2 873483867

Evidemment, je m’en veux de réagir aux propos de notre interlocutrice après avoir laissé ceux de Sarah me glisser le long des reins. Si je ne lui saute pas à la gorge et si je suis plus défensive qu’agressive, mon dédain est palpable et transpire par tous mes pores. Elle n’a pas dit grand chose pourtant, elle a plus sous entendu en quelques regards hautains et méprisant et une seule phrase, rien du niveau de ce que la rousse a pu faire, mais elle a été la goutte d’eau de trop. Si je me suis interdite de donner l’occasion à Sarah de jubiler en sortant de mes gonds cette vieille femme elle ne représente rien, et je serai peut-être devenue agressive si mon complice ne m’avait pas tirée à l’écart.

Parce qu’elle me fait réaliser qu’ici, sur les terres d’enfances d’Amos, je suis une intruse au yeux de tous et je serais toujours la remplaçante. Je ne connais pas assez l’histoire de Sarah pour savoir si elle fait figure d’autorité et de visage connus de tous, mais visiblement ma réputation - ou plutôt celle qu’elle m’a taillée - me précède et il me semble évident qu’ici j’ai déjà eu le droit à mon procès. Mon amant ne laisse pas l’occasion à notre interlocutrice de répondre à ma question, mais ce qu’elle pense est évident : je suis la trainée par laquelle il a remplacée son épouse, je suis la briseuse de ménage et surtout, je suis celle qui ne serait pas dans ses bras si sa fille était toujours en vie. Et si je sais ce que je suis et ce que nous valons, la véracité de cette affirmation est indiscutable, à tel point que je la prend à nouveau comme un coup de poing dans l’abdomen. Je garde mon regard braqué sur elle mais j’entends à peine les reproches à destination de mon amant, et la douceur de ce dernier est le moteur qui me permets de renouer avec la réalité. Je plonge mes yeux dans les siens, j’oublie la dénommée Jackie et je me sens soudainement parfaitement ridicule d’avoir gâchée l’après midi pour une phrase que j’aurais largement pu ignorer en temps normal. « Hé. Tu n’as pas à être désolée. » Ses doigts serrent les miens puis les lâchent pour se poser doucement sous mon menton. « C’est une vieille fille mêle-tout que ses gosses ne regardent plus tellement elle est chiante et bête. » Je suis sûre qu’il n’en pense pas la moitié, mais le fait qu’il essaye me fait esquisser un sourire du coin des lèvres. « Tu sais quoi ? On va rentrer. J’en prends quelques-uns et puis on se barre. » Son yeux se croisent et il m’attire à lui. Ses mains nouées au creux de ma taille sont tout ce dont j’avais besoin pour redescendre - pour l’instant, j’ai conscience que nous avons besoin de parler des paroles blessantes de Sarah - et je ferme les yeux lorsqu’il dépose ses lèvres sur mon front avant d’enrouler à mon tour mes bras sous les siens et autour de ses épaules et de poser mes mains à plat sous ses omoplates pour le serrer contre moi. « On en était là, je crois. Au moment où tu allais me remercier pour la photo… » Je rouvre les yeux en esquissant un sourire et, en me moquant bien du regard de Jackie et d’autres voyeurs, je me hisse sur la pointe des pieds pour sceller nos lèvres d’un baiser. « Voila, c’est suffisant comment remerciement ? » La délicatesse et la retenue que j’y met sont à l’opposé des sulfureuses paroles qu’il avait commencé à souffler à mon oreille, mais la mégère n’a pas entamé notre complicité. Dans la file d’attente pour commander quelques douceurs j’énumère les critère que doit posséder cette photo, qui se transforme en ceset en une liste d’exigence plus longue que mon bras.


❈❈❈❈


« Alors ? Tu veux la voir cette photo ?» » Alors que les bâtiments du centre ville commencent à se détacher, je suis perdue dans mes pensées lorsqu’il m’en tire. Je réalise que si j’étais curieuse de découvre Kilcoy je suis heureuse d’être rentrée, et je me persuadée que je pourrais oublier les mauvais côté d’un claquement de doigt lorsque nous aurons passé la porte du loft. Parce que je ne lui en veut pas à Amos, il n’est pas question de rancoeur et il serait idiot qu’elle soit dirigée contre lui le cas échéant. Non, c’est la situation qui me chagrine, ou m’a chagrinée, puisque j’arrive à me convaincre dur comme fer qu’il n’en est plus rien à présent. « Je sais même pas pourquoi tu poses la question. » Je tourne la tête vers lui en étirant mes jambes sur le tableau de bord. « Il y en quelques-unes qui traînent dans la galerie de mon téléphone. Tiens. » Il agite son téléphone sous mon nez pour me le retirer dès que j’esquisse un geste en sa direction, et un air outré se peint sur mon visage, je sais qu’il les aime, autant que j’aime lorsqu’il prend l’air bougon. « Amos Walter Taylor ! » Si je n’ai pas aimé son jugement, il n’en reste pas moins vrai que l’exclamation de Jackie et son air offusqué m’ont faite rire. Et alors qu’il a lancé des Rachel-Lynn a tout va pendant des semaines, je suis obligée de lui rendre un peu de la monnaie de sa pièce. « Attends. J'ais des conditions d'abord. Tu n'effaces aucune photo. Tu ne te transfères aucune photo. Et... interdiction de m'appeler Walter. » J’éclate d’un rire, ma bonne humeur retrouvée, avant de tenter de négocier. Toujours. Toujours avec lui en tout cas. « Je n’efface aucune photo. » Je sais qu’il fait allusion aux centaines de clichés me représentant. « Je choisis une photo que je peux transférer. » Une de lui évidemment, celle qui m’amusera et me plaira le plus. « Et j’utilise ton nom complet quand je veux. » Comme toujours, j’essaye de m’en sortir avec un accord en ma faveur, et une fois que les conditions sont posées et qu’il me tend enfin son téléphone, j’ouvre directement sa galerie photo pour la parcourir. Je passe rapidement les clichés me représentant, non sans ponctuer mes recherches d’un ”mais je ne fais même pas quelque chose de particulier sur celle là !” ou encore tu imagine si quelqu’un tombait sur celle ci” lorsque je suis nue ou presque sur l’une des image, avant de m’arrêter sur une qui m’intéresse. Il a seize ans, peut-être dix sept, une mèche peroxydée ramenée ramenée d’un côté de son crâne et un immense sourire. J’éclate de rire sans pouvoir me contenir avant de tourner l’écran dans sa direction. « Celle là. C’est celle là que je veux. » Il a l’air coincé dans son veston - j’ignore l’occasion pour laquelle il le portait - mais la photo confirme mes supposition : il aurait plu à la gamine que j’étais, il je suis certaine qu’il faisait tourner toutes les tête avec ses cheveux clairs, plus clairs qu’aujourd’hui et son regard profond qui lui n’a pas changé du tout.

Je suis soulagée qu’il choisisse de nous reconduire au loft : si le bateau est une sorte de sanctuaire pour moi mon appartement est le théâtre de beaucoup de mes souvenirs avec lui, et il est dénué du moindre souvenir qui ne me serait pas familière. Après m’être sentie comme une étrangère dans son ancien foyer j’en ai besoin, et tandis qu’il nous sert un verre - il lit dans mes pensées - je me dirige vers ma chambre pour y abandonner ma veste en cuir et mes talons haut. J’ai besoin de boire du scotch, de passer de l’eau sur mon visage, de laisser retomber mes cheveux dans mon dos et de m’allonger contre son torse. Moi qui regarde peu la télévision - la mienne est immense mais presque exclusivement décorative - je pourrais me laisser tenter jusqu’à ce qu’il me propose une alternative plus alléchante encore. « Si je nous fais couler un bain, tu viens avec moi ? » J’attrape l’élastique qui retient mes cheveux, il rejoint ma veste et moi, plutôt que de le rejoindre ou de répondre, je me diriger vers la salle de bain et j’ouvre moi même les robinet pour faire couler de l’eau brûlante. Ce n’est qu’après que je le rejoins au salon, avant de m’approcher de leur, de glisser une main dans son dos et de hocher la tête. « Si tu insistes... » Un air insolent se peint sur mon minois alors que j’attrape mon verre d’une main, j’en bois deux gorgées, et lui de l’autre pour l’entrainer avec mon vers la salle de bain. Débarrassée de mes vêtements je le rejoins dans la baignoire, je me glisse entre ses jambes et colle mon dos contre son torse avant de basculer ma tête contre son épaule. Je ferme les yeux un instant qui semble se transformer en une éternité, avant de les rouvrir et de briser le silence. « Tu avais quel âge lorsque tu t’es mis avec elle ? » Je cherche à estimer contre quoi je me bats mais son prénom reste proscrit. « Qu’est ce que tu lui trouvais ? » Parce qu’elle ne me ressemble en rien, et je ne peux m’empêcher de me poser la question.









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(Amelyn #20) ► I WISH IT WOULD RAIN DOWN - Page 2 Empty
Message(#)(Amelyn #20) ► I WISH IT WOULD RAIN DOWN - Page 2 EmptyMer 1 Juil 2020 - 1:49





I WISH IT WOULD RAIN DOWN
Sur la place de Kicoy, elle m’a moins remercié pour la photo que d’avoir préservé sa vanité - et la mienne - en nous évitant un esclandre en public. J’en suis intimement convaincu, mais je ne pipe mot. Je lui souris sans mots dire alors qu’il m’a paru bien sage ce baiser. Elle l’a déposé sur ma bouche du bout des lèvres et ça ne lui ressemble pas. Certes, nous ne sommes pas friands des grandes embrassades en public. Je crois que, comme moi, elle préfère nous éviter le regard des frustrés qui, par jalousie ou par envie, nourriraient le désir de nous nuire. Mais, je suis habité par une drôle d’impression, celle qui augure que cette soudaine retenue, quand elle n’est pas la dernière à provoquer quiconque la méjugerait, est directement lié à l’endroit et à Sarah. Dès lors, je n’insiste pas. Je me calque que sur son attitude et je sème autour d’elle autant de douceur que possible. J’assume qu’il m’importe peu qu’elle ait besoin ou non d’être rassurée. Je considère que ce qui fut une épreuve pour moi l’aura été aussi pour elle, que c’est aussi logique que 1 + 1 font 2, que c’est une fatalité née de notre relation de couple et qu’aujourd’hui, je ne serai jamais trop attentif à ses désirs.

Lorsque, dans la voiture, elle s’est murée dans le silence, j’ai respecté sans lui jeter des oeillades répétées, voire oppressantes. Quand elle m’a taquiné au sujet de mon second prénom, j’ai joué aux hommes bafoués dans leur intimité alors que je ne lui cache ni mon portefeuille ni mon téléphone. Le tout est libre d’accès. Cette information, elle aurait pu l’obtenir au même titre que ma date de naissance. Sauf qu’elle ne fouille pas, elle saisit les perches tendues par le destin et n’est-ce pas là la plus belle preuve de sa confiance ? N’est-elle pas déroutante au vu des secrets qui jalonnent mon existence ? Sur l’heure, je refuse d’y songer. Je préfère me concentrer sur elle qui renoue peu à peu avec sa bonne humeur et à son goût pour le jeu. « Non ! On a dit plus de Walter, Rachel-Lynn. » Jamais je ne me lasserai de ces sourcils froncés et de la moue de ses lèvres. Jamais. A chaque fois, je suis conquis et je souris béatement. «Et il ne me va pas ton petit arrangement. Il faut choisir entre le transfert et le nom complet. Sinon, je le range dans ma poche et pas de photo du tout.» l’ai-je faussement menacé, mon portable déjà dirigé vers le vide-poche conducteur. Dans l’absolu, c’est moi qui tente de la rouler dans la farine. J’use et j’abuse de ce que je détiens et n’a-t-elle pas parlé plus tôt d’équité ? Outre mon attrait pour sa silhouette avantagée par des déshabillés, c’est cet argument, plus que tout autre, qui m’a convaincu d’ouvrir la porte sur mon physique d’adolescent. Jackie a simplement accéléré le processus. Elle a mis, malgré elle, un terme provisoire à nos marivaudages. « Tu le veux ou pas ? » Je la presse, mais ce n’est pas un hasard. La manoeuvre est intentionnelle dans l’espoir qu’elle revoit ses exigences à la baise, mais elle est rude en affaire, Raelyn. Et moi, je choisis mes combats avec elle. Je peux négocier des heures durant certains avantages, mais pas aujourd’hui. Fourbu par cette journée riches en émotions plaisantes et vice versa, j’arrondis les angles. « Jamais en public. Et tu transfères pas sans me montrer avant celle que tu as choisie. » ai-je donc abdiqué en surveillant du coin de l’oeil le moindre des ses faits et gestes.

Ainsi ai-je appris, à mesure qu’elle découvrait la quantité astronomique des photos que j’ai dérobées à son insu - ou presque, je suis souvent démasqué - ses commentaires me divertissent. Je m’en défends parfois, dépité qu’elle ne remarque pas la beauté du cliché. Quand elle pense qu’elle ne fait rien de particulier, moi, j’ai immortalisé une lueur particulière dans le fond de ses yeux qu’il s’agisse d’un intérêt concentré, du vague à l’âme ou d’un sourire discret que je soupçonne dévolu à un souvenir. Dans mon imaginaire, ils me concernent tous d’ailleurs et je me fous si je me berce d’illusion. Je ne m’en persuade pas d’être trop sentimental, je me rassure de ces lieux communs parce que ses absences, qu’elles se déclinent en heure ou en jour, sont toujours trop douloureuses. Face à d’autres, en revanche, je ris aux éclats avec, néanmoins, un relent de la jalousie. J’en crèverais si, d’aventures, je perdais mon téléphone et qu’un malin y avait l’accès. Je le maudirais à travers tous les hommes d’avoir contemplé ce qui est à moi, ce qui n’existe plus que pour ravir mes pupilles avides. A cette idée, je lui accorde en d’autres propos qu’elle rendrait fou quiconque tomberait nez à nez avec ce corps menus et taillés sur mesure pour le mien. Soit dit en passant, je me promets d’être attentifs, mais je n’en effacerai aucune et je l’affirme. Je le claironne haut et fort, si fort que j’en ai oublié les raisons de ces excavations dans la mémoire de mon téléphone. Pas elle ! Son visage s’éclaire, elle s’exclame, pouffe à gorges déployées et je quitte la route des yeux pour partager avec elle son sourire. « Oh mon dieu. Je savais pas que je l’avais gardée» La photo est, de loin, une de celle que je déteste le plus, faute à cette mèche blond décoloré. « Année 90 ! C’était très à la mode. J’ai failli tuer ma mère ! » Je n’avais jugé bon de perdre mon temps chez le coiffeur et c’est une ex, peu avant que je m’acoquine sérieusement avec Sarah, qui s’était collée à l’exercice. « Mais je l’ai assumée longtemps… comme la coupe au bol de mes huit ans.» Et je charge la mule. Je ne suis pas maître dans l’art de l’autodérision, sauf que la mélodie de son rire m’a manqué pendant des heures et l’entendre apaise mes inquiétudes, celles qui m’ont poussés à nous conduire au loft plutôt que sur la Marina.

Après avoir poussé la porte de son appartement, j’aurais pu la suivre dans la chambre pour me débarrasser de mes frusques moi aussi. C’est une habitude dénuée d’origine, un réflexe vieux comme mathusalem que de me libérer de mes fringues. Or, je suis soumis au besoin d’un verre un rien plus que ces derniers temps. Je bois beaucoup moins, c’est indéniable et mon accident, s’il a contribué à me ralentir, fut moins efficace que ma quiétude alors que nous partageons toutes nos nuits ensemble. Depuis Fraser Island, notre complicité a fait la part belle à mes défaillances en matière de communication. Nos querelles, elles se règlent plus vite qu’un vent de bise grâce à leur futilité. Sauf qu’il n’est rien d’anodin à la discussion que je m’apprête à amorcer. J’aimerais l’éviter, mais je refuse de remplir le vase du malentendu sous couvert que tout a l’air de rouler. Des vérités extrapolées ont été prononcées dans le but de blesser, de le but de réduire à peau de chagrin ce que nous partageons et ce n’est ni tolérable ni acceptable. Ce n’est pas à ignorer non plus et, dans mon verre, je puise trois ou quatre gorgées de courage. Je ne veux pas que ça soit formel. S’il est des explications à fournir ce soir, je les rêve prudentes et douces surtout. Je souhaite qu’elle s’évapore à l’image de l’eau chaude et réconfortante d’un bain de mousse et je propose sans avoir l’air d’y toucher. J’invite en tendant l’oreille et, d’entendre l’eau s’écoulant dans la salle de bain, mes traits se fendent d’un sourire satisfait qu’elle a élargi par son toupet et qu’elle a figé en me rejoignant dans la baignoire. « Fais gaffe, te noie pas, c’est profond.» l’ai-je taquinée en l’accueillant au creux de mes bras. S’en est suivi un soupir de soulagement teinté d’appréhension.

Plongé dans mes réflexions, je n’ai pas anticipé qu’elle s’aventurerait d’emblée sur mon histoire avec Sarah, mais je comprends. Je saisis tout l’étendue de sa curiosité et je l’ai serrée contre moi un peu plus fort. « 18 ans à peine. » ai-je avoué en haussant les épaules. « Et elle a toujours fait partie de ma vie. Nos parents se fréquentaient. On était à la même école, pas la même année, pas la même classe. Elle était un rien plus jeune.» Ce qui nous a valu de nous cacher et, par conséquent, d’oublier les prérequis pourtant répété à chaque sermon aux gosses de notre âge. « Et c’est difficile de répondre à cette question parce qu’aujourd’hui, je ne sais plus vraiment. J’aimais bien la couleur de ses cheveux, son air pincé qui la rendait inaccessible. Je lui plaisais, ma mère l’adorait et ça a suffi je pense. Gamin, c’était mon grand combat de plaire à tout prix à ma mère, d’attirer son attention et de la rendre fière de moi. Avec le temps, j’ai compris que ça ne servait à rien et je me suis contenté d’avoir gagné ma place à travers Sarah et Sofia. Et ça m’allait.» Si, l’interrogation suivante avait à traiter de la nature de mes sentiments, je ne lui mentirais pas. J’ai aimé Sarah du fond du coeur, mais comme un adolescent, un vrai qui s’enorgueillit et qui, dans la majorité des cas, se lassent à moins d’être embrigadé dans des responsabilités qui le dépassent, à moins que les adultes estiment que l’honneur prévaut sur la liberté, à moins qu’il soit forcé à prendre des décisions qui le dépasse parce qu’il est propret, bien élevé et qu’il a toujours pas trouvé sa place dans le monde ou au coeur même de sa famille. « Tu sais, il y a une différence entre ma réalité et la sienne. Je vais pas essayer de te faire croire qu’on peut passer autant d’années de sa vie avec une femme sans l’aimer, mais quand on l’écoute, elle donne l’impression que tout était parfait, que le lien entre elle et moi ne dépendait pas de Sofia. Sauf que c’est pas tout à fait vrai et elle le sait.» Ce n’était pas passionnel et renversant. C’était au contraire très sage, carré, familial et surtout familier. « Et tu dois le savoir, toi aussi. Je me suis senti très seul, et ça en dit long sur le fossé qui s'était creusé entre nous pendant des années du vivant de Sofia. » Et je me suis accroché aux branches, cependant, mais pas pour mon mariage, pas pour Sarah. Je l’ai cru longtemps mais mon pincement au coeur alors que j’empaquetais les maigres souvenirs auxquels j’ai prétendus m’ont fait réalisé que si j’ai souffert d’avoir été jeté à la porte, c’est d’être éloigné de mes derniers souvenirs réconfortants de mon bébé.


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Raelyn Blackwell
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danalyn #3 ☆ what brings you to the lost and found, dear ? won't you pull up a seat ? everybody got a price around here to play, make me an offer, what will it be ? welcome to the playground, follow me. tell me your nightmares and fantasies, sink into the wasteland underneath.

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cecilia #1 ☆ there's a pleasure in hiding from the sun. no, i was never one for pretty weather, i'd rather be a creep. there's a bright side to every wrong thing, if you're looking at me through the right eyes. darkness in my name, don't you wanna come and play on the cool side.

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miles (scénario libre) ☆ i've been waiting patiently, i built this tower quietly. And when my well of wellbutrin is running dry of serotonin i can say things I don't mean. or maybe it's the truth in me, i feel it building, bubbling up.

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amelyn ☆ wasted in love, misunderstood, baby, it's harder to breathe when you're gone. so i hold in my hands pictures of you and dream of the day i was eating for two. all this love, i'm so choked up, i can feel you in my blood, i'm so scared to give you up. valentine, my decline is so much better with you. valentine, my decline, i'm always running to you. and i cover myself in tattoos of us, and dream of the day we embrace and combust. ☽ 123456789101112131415161718192021222324252627282930313233343536373839404142434445464748495051525354555657585960616263646566676869707172737475767778798081828384858687888990919293949596the end.

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CRÉDITS : me (avatar), harley (gif profil, maxyn, spencer, amelyn), fuckyougifs (gif danaë) & jifdirectory (gif cecilia), erikawrites (gif miles)
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Message(#)(Amelyn #20) ► I WISH IT WOULD RAIN DOWN - Page 2 EmptyMer 1 Juil 2020 - 14:06


I wish it would rain down
Raelyn Blackwell & @Amos Taylor (Amelyn #20) ► I WISH IT WOULD RAIN DOWN - Page 2 873483867

Nos chamailleries dans la voiture me font du bien et permettent d’achever de nous ramener vers plus de légèreté. Elle a tenté de pointer le bout de son nez dans l’après midi, après l’altercation avec l’amie de la famille Taylor, mais elle est restée timide. Elle était là lorsque les doigts d’Amos se sont refermés sur la pâtisserie que je m’apprêtais à goûter pour me la chiper et l’avaler avant d’être pris d’un fou rire face à mes yeux ronds, elle était là alors que nous nous chamaillons pour savoir si les lamingtons étaient meilleurs traditionnels ou fourrés à la crème - à la crème pour moi bien évidemment - et elle se rappelle à nous alors qu’il tente de m’empêcher de saisir le téléphone et que je négocie les termes du contrat tout juste déposé à mes pieds. On s’accorde sur le fait que je n’efface rien malgré mes nombreuses protestations face à des photos sur lesquelles je me trouve à peine regardable, il me donne l’autorisation de transférer ma favorite - je n’ai même pas besoin de réfléchir lorsque je pose les yeux sur celle où il arbore fièrement sa mèche peroxydée, et je j’avais de toute façon pas l’intention d’utiliser son nom complet en public. Elle s’installe définitivement la tendresse, si bien que pour garer la voiture il a besoin de lâcher mes doigts qu’il avait naturellement récupérés entre les siens.

Je ne réalise ma lassitude et ma fatigue qu’en pénétrant à l’intérieur du loft et en réalisant que je n’ai envie de rien de plus que de me glisser dans un pyjama et de me lover entre les bras de mon amant. J’aime qu’en m’en entourant, il puisse me faire disparaître contre son torse. J’en rêve alors que, tandis que je retire mes escarpins, il m’offre une alternative qui supplante directement la première dans mon esprit. Je nous imagine l’un contre l’autre dans un bain d’eau chaude dans une pièce remplie de buée et de vapeur, et il n’a pas besoin de me demander deux fois pour qu’en guise de seule réponse j’ouvre les robinet d’eau et, qu’en guise d’invitation, je récupère sa main dans la mienne pour le tirer dans la salle de bain. Tandis qu’il se déshabille pour se glisser dans l’eau chaude je me démaquille rapidement si bien que lorsque vient mon tour de l'effeuiller, il est déjà installé et je le fais sous ses yeux.« Fais gaffe, te noie pas, c’est profond. » Je prétend tremper mes doigts dans l’eau pour en tester la température pour pouvoir me pencher vers lui et lui dérober un baiser, avant d’accrocher mes doigts aux rebord pour me glisser contre lui. Un soupir s’échappe de mes lèvres lors la chaleur de l’eau m’enveloppe et en posant ma tête là, tout contre son épaule, je pourrais m’endormir. L’un de ses bras passe autour de ma taille et j’attrape les doigts de son autre main pour jouer avec de façon distraite. Je caresse le dos de sa main, enroule mes phalanges autour des siennes et finalement contre tout attente, c’est moi qui consens à briser le silence rassurant qui s’est installé. J’aime ça entre nous. Que le silence soit rarement pesant mais plus souvent synonyme d’un besoin de se ressourcer, se retrouver, se parler autrement qu’avec les mots. Un regard, une caresse, quelques baisers disséminés sur le corps de l’autre sans que cela ne se termine forcément l’enchevêtrement de nos deux corps. « 18 ans à peine. » Il sont restés ensemble plus de deux décennies et je connais l’âge de mon amant si bien que je n’avais pas besoin de poser la question, mais je comprends que j’avais besoin d’entendre la réponse de sa bouche. « 18 ans... » Je détache mes yeux des siens et mon regard se perd dans la vide, sans que mes doigts ne cessent de jouer avec les siens.

Dix huit ans. A-t-il connu les plaisirs de la chair avec une autre qu’elle ? Est la source de ses premiers émois ? Suis-je la seconde ? « Et elle a toujours fait partie de ma vie. Nos parents se fréquentaient. On était à la même école, pas la même année, pas la même classe. Elle était un rien plus jeune. » Elle avait raison. Elle sera toujours là. Elle sera toujours la mère de sa fille et de la même façon qu’elle est là depuis le tout début elle fera toujours partie de sa vie.

Quelle place me reste-t-il à prendre, si ce n’est celle de la remplaçante  ?

On ne peut au moins pas parler de pâle copie tant nous semblons opposées elle et moi. J’ai confiance en lui et j’ai confiance en la force de ses sentiments, il n’a pas besoin de me les avouer à voix haute. Alors pourquoi ces vérités qu’elle m’a crachées à la figure me font si mal ? Elle ne m’a rien appris, elle n’a pas mis le doigt sur un autre de ces mensonges. « Tu as connu d’autres femmes avant elle ? » Je ne sais pas pourquoi je ressens le besoin de poser la question. « Tu en as aimé d’autres ? » Peut-être que je ressens simplement le besoin de la descendre de son piédestal, de la déposséder de son statut d’unique femme de sa vie. Peut-être qu’au fond je souhaite découvrir que, d’une façon différente, elle a déjà enfilé les habits de la remplaçante. « Et c’est difficile de répondre à cette question parce qu’aujourd’hui, je ne sais plus vraiment. J’aimais bien la couleur de ses cheveux, son air pincé qui la rendait inaccessible. Je lui plaisais, ma mère l’adorait et ça a suffi je pense. Gamin, c’était mon grand combat de plaire à tout prix à ma mère, d’attirer son attention et de la rendre fière de moi. Avec le temps, j’ai compris que ça ne servait à rien et je me suis contenté d’avoir gagné ma place à travers Sarah et Sofia. Et ça m’allait. » Je peux entendre que ces choses ont suffit à faire battre le coeur d’un adolescent. « Et qu’est ce que tu aimais ? » Chez elle, je n’ai pas besoin de le préciser. Si ma question semble identique à la première je ne m’intéresse plus aux choses qui expliquent que le gamin de dix huit ans qu’il était ait jeté le dévolu sur la rousse. Qu’a-t-il aimé, pendant deux décennies ? Qu’est ce qui l’a rendue particulière elle et pas une autre ? « Tu sais, il y a une différence entre ma réalité et la sienne. Je vais pas essayer de te faire croire qu’on peut passer autant d’années de sa vie avec une femme sans l’aimer, mais quand on l’écoute, elle donne l’impression que tout était parfait, que le lien entre elle et moi ne dépendait pas de Sofia. Sauf que c’est pas tout à fait vrai et elle le sait. » Sofia ? Est-ce donc elle la réponse à ma précédente question ? Reste-t-on plus de vingt ans avec une femme parce qu’on partage avec elle un enfant ? Moi qui jusqu’à lui ai toujours refusé toute attache, j’ai du mal à le concevoir. « Et tu dois le savoir, toi aussi. Je me suis senti très seul, et ça en dit long sur le fossé qui s'était creusé entre nous pendant des années du vivant de Sofia. » Je hoche la tête doucement, avant de basculer complètement ma tête sur son épaule et de fixer mon regard toujours dans le vide, mais vers le plafond. Mes doigts cessent de jouer avec les siens mais sans s’en détacher, non, pour mieux s'entrelacer à eux. « Pourquoi tu n’as rien fait pour que ça change ? » Je ferme les yeux un instant, je m'enivre de la chaleur diffuse qui m’enveloppe et me détend. Je m'enivre de la sensation de sa peau plaquée contre la mienne, de nos corps qui s’emmêlent. « Tu n’as jamais eu envie de la remplacer ? » Le choix de mot n’est pas anodin et si j’ignore si j’outrepasse les droits qu’il m'octroie petit à petit, j’ai conscience sans trop savoir comment m’y prendre que les paroles blessantes de son épouse son un sujet que nous devons aborder. Parce que je tiens à lui, parce que je n’ai pas envie que les non dits viennent nous pourrir de l’intérieur quand nous n’avons jamais été aussi beaux.









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Message(#)(Amelyn #20) ► I WISH IT WOULD RAIN DOWN - Page 2 EmptyMer 1 Juil 2020 - 21:25





I WISH IT WOULD RAIN DOWN
Dix-huit ans. Plus tout à fait un gamin. Pas encore un homme. Trop jeune pour assumer des responsabilités. Trop vieux pour s’y dérober. C’est un âge propre au flottement que celui où j’ai appris que je deviendrais papa, où j’ai été amené à opérer des choix, sans prendre de suite la mesure de l’engagement, où j’étais encore trop influençable que pour m’opposer à l’opinion de mes proches tant j’ai eu honte de les décevoir. Dans les faits, je ne leur reproche pas le mariage et ses conséquences. Je ne me le reproche pas à moi non plus. Je réfute toute notion de regret à l’égard de Sofia. Qu’importe qu’elle ait été au départ un accident et que la nouvelle de cette grossesse me soit tombée sur le râble sans que je ne sois réellement prêt à me vêtir du costume de père. Ma gamine s’est rapidement imposée comme une évidence ou un cadeau du ciel. Je ne l’ai jamais regardée en l’envisageant tels une prison dorée ou un frein à mon ambition. À l’époque, je n’en avais aucune. Je menais ma vie au jour le jour, rassuré par les habitudes, sans m’occuper du lendemain. Ce fut une réelle révolution que d’admettre que je n’avais plus le droit d’être égoïste. Alors, je me suis épuisé à nous construire un foyer chaleureux, à bâtir un avenir pour nous trois, à veiller ce qui ni l’une ni l’autre ne manquent jamais de rien. Leur bien-être est devenu une obsession et j’ai fini par m’oublier. Mais, comment l’expliquer sans m’attirer de la pitié quand je ne suis pourtant pas à plaindre ? Comment justifier, sans être ingrat et sans lui faire de peine, mes vingt-quatre années de mariage ? J’appréhende à peine ce qui la chagrine alors qu’elle me répète, Raelyn. Se demande-t-elle si la durée prévaut sur mes sentiments actuels ? S’accorde-t-elle sur ce que Sarah, en épinglant sur sa poitrine le badge de l’indéfectible, ait soulevé une vérité générale ? Se prend-elle pour sa remplaçante ? Est-ce tout ça à la fois ? Et quelles en seront les conséquences pour nous deux ? Songe-t-elle à reculer ? À apprendre à m’aimer moins ? À freiner des deux pieds quand l’éclat de notre couple se révèle en tout temps ? A-t-elle le sentiment que, dans cette salle de bain, enveloppé par la vapeur, réconfortés par l’eau chaude, détendus par nos doigts qui jouent les uns avec les autres et ma main qui s’égare de ses reins à ses hanches en geste lent, nous vivons nos derniers instants d’intimité sage ?

Dans le doute, j’opte pour la transparence et l’authenticité et la question qui s’ensuit m’arrache un sourire. Elle est prévisible, celle-là et, qui plus est, je n’ai pas à craindre mon aveu. Je ne suis pas certain qu’elle se réjouirait si Sarah représentait un tout. « Oui ! Je t’ai dit : j’ai été épargné à l’adolescence. J’ai saisi les occasions quand elles se présentaient. »  Rien d’extravagant cependant. Je me suis embrigadé dans une relation plus ou moins longue selon l’échelle d’un adolescent également. Mais :. « Je n’ai jamais eu le tempérament d’un coureur de jupons. Donc, oui, je me suis laissé le temps de tomber amoureux avant Sarah. » Comme un gosse, somme toute.  Et, du reste,  les regards insistants et intrigants du sexe opposé tendent à me mettre mal à l’aise, plus encore maintenant que je me suis engagé corps et âme dans cette histoire avec Raelyn. « Ce que j’aimais ?  Dans mon mariage ? » Et chez Sarah dans le rôle de l’épouse. Je l’ai compris en posant la question : elle est le coeur de cette conversation, le centre des inquiétudes de Raelyn. « J’aimais regarder derrière moi et me dire que je n’avais pas tout raté. J’aimais qu’elle ait besoin de moi aussi, parce que ça me donnait l’impression de compter. » Alors que chez moi, à la ferme, j’étais parfois traité comme le mouton galeux par ma mère. « J’aimais rentrer chez moi après une mission et être accueilli comme le Messie aussi.» La comparaison m’a fait rire, doucement, presque inaudiblement. Si mon torse ne s’était pas soulevé, sans doute serait-il passé inaperçu. « Puis, ça s’essouffle et en ce qui nous concerne, que je sois à la maison tout le temps n’a pas aidé, mais j’avais Sofia. J’avais tout le temps qu’il me fallait pour rattraper le temps perdu et elle a grandi si vite. Elle est devenue mon moteur et puis, il y a... quelque chose de rassurant dans la routine quand tu viens de perdre tes points repères.» Car, quoi qu’on en dise, Sofia était ma maison et je n’aurais pas survécu à une séparation. Une part de moi est morte avec elle et, d’y penser, mes sourcils se froncent, mes doigts s’interrompent et mon soupir trahit une tentative de contrôle sur mes émotions. Je me rappelle pourquoi je ne parle jamais d’elle, pourquoi je veille à ne pas me souvenir de cette ère où j’étais concentré sur elle et uniquement sur elle.

Tandis qu’elle s’accorde quelques secondes de réflexion - du moins, je le présume - j’ai ramené la main perdue sur sa hanche jusqu’à sa taille. La chaleur m’ankylose ; la pièce ressemble à un sauna. Pourtant, avant de presser un peu plus fort mon amante contre moi, j’ai rouvert les vannes pour ne pas permettre à l’eau de refroidir trop vite. Je me sens bien dans cette position sage. Je suis comme en apesanteur malgré que je déteste cette conversation. Je n’aime pas fouiller pour mettre des mots sur une situation qui n’existe plus puisqu’il est trop tard à présent, trop tard pour comprendre mes motivations, trop tard pour réparer quoique ce soit : plus rien n’était raccommodable de toute façon. Nous nous sommes enlisés trop profondément dans la lassitude et le reproche. Le drame de notre couple a fini de nous saper. Il a fauché comme des blés blonds nos qualités : nous apprenions de minute en minute à nous détester. Alors, pourquoi me serais-je battu pour annihiler mon sentiment de solitude ?  «La même question à ce moment-là, je t’aurais dit que je n’en avais pas la force. Je venais d’enterrer Sofia. Je réalisais que sans elle, Sarah et moi n’avions plus rien à nous dire. Je me suis laissé tomber.» Au lieu de me prendre par la main, j’ai sombré dans l’alcool au vu et au su de tous. J’ai entretenu une relation adultère avec la bouteille et, comme tous les types qui se déshonorent, je me suis convaincu que ça n’existait pas, que cette histoire d’amour n’avait aucune importance. « Aujourd’hui, je crois que je ne l’ai pas fait parce que, dans le fond, j’ai toujours su que ce serait comme appliquer un pansement sur une jambe de bois. Rien de ce que je faisais, même ce que je faisais pour elle, n’était jamais assez bien de toute façon. Mais elle avait tout gardé… alors j’ai quand même essayé.»  Aussi Sarah a-t-elle eu tort : je ne me suis pas battu. J’ai rampé pour ce que renferme le coffre de ma voiture.

Frappé par cette réalité sur l’instant, je ne le confie pas, pas de suite, je me dois d’apprivoiser cette vérité avant de lui donner corps à l’aide de mots. Je dois également me fier à mon instinct qui me souffle que l’heure est venue de lire entre les lignes. Raelyn ne me demande pas pourquoi je ne l’ai pas quittée. Elle me parle de “remplacement“ et dans mon esprit ricoche l’assertion soutenue par une Sarah furieuse, en colère d’avoir été humiliée : tu seras toujours ma remplaçante. « Tu ne la remplaces pas. » ai-je affirmé d’un ton ferme et doux à la fois. Ma bouche approchant pour un baiser de son épaule nue contre mon torse m’en soit témoin. « Regarde-moi, Rae. Je ne veux pas que tu la laisses te mettre une idée pareille en tête. Elle est ridicule. Tu le seras peut-être pour elles.» Ma mère, les vieilles peaux de Kilcoy, Sarah, mais pas pour moi. « Mais pas pour moi. Si j’avais voulu la remplacer, j’aurais cherché quelqu’un qui lui ressemble, avec les mêmes défauts et les mêmes qualités. Et je te l’ai dit, je suis plus le même aujourd’hui qu’il y a 10, 15 ou 20 ans. Ni même il y a cinq ans. Je suis avec toi parce que Sarah et moi, c’est terminé et depuis longtemps et c’est d’autant plus vrai que tu as bien résumé pourquoi tu n’es pas mon “faute de mieux“. Je plonge à nouveau, je dors mieux, tu connais le son de mon rire… et je bois moins aussi. Et... tu me fais parler plus en cinq minutes qu'elle en vingt ans.» lui ai-je glissé sur le ton de l'humour de relever ce constat de plus en plus souvent.

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Raelyn Blackwell
Raelyn Blackwell
la muse des cauchemars
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(Amelyn #20) ► I WISH IT WOULD RAIN DOWN - Page 2 9OYzxwd Présent
ÂGE : 36 ans (23.12.1987) - capricorne ascendant scorpion
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn.
STATUT : Son âme sœur est morte en prison : elle est veuve depuis le 16.07.2024. Micah a l'âge de poser des questions mais pas celui de comprendre la mort et, de toute façon, Raelyn est trop brisée pour répondre aux interrogations de sa fille.
MÉTIER : Boss du Club, la pègre de Brisbane, depuis février 2021. Propriétaire et gérante de l'Octopus, un Casino qui a ouvert ses portes en avril 2021. Baronne de la drogue, reine de la nuit et jeune maman, une vie somme toute bien remplie.
LOGEMENT : Le loft du 721 Daisy Hill Road (Logan City) lui semble bien vide et froid maintenant qu'elle s'endort loin des bras de son époux.
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TW IN RP : Mention de drogues dures, violences verbales et physiques banalisées, banalisation du meurtre, menaces, univers de la pègre, misogynie, deuil, automutilation.
ORIENTATION : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : des nerfs d'acier et 1m55 de charisme, de magnétisme, d'implacabilité, de jalousie et de violence › accro à la cigarette, alcoolique à ses heures perdues, elle luttera toute sa vie contre son addiction à la cocaïne › opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède une notion de bien et de mal particulière › longtemps volage, elle l'a été jusqu'à ce qu'elle tombe amoureuse d'Amos › récupère le contrôle du Club en février 2021, devenant le leader de l’organisation criminelle › fin janvier 2023, elle abat Lou Aberline, tuant de ses propres mains pour la première fois.
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Message(#)(Amelyn #20) ► I WISH IT WOULD RAIN DOWN - Page 2 EmptyJeu 2 Juil 2020 - 11:25


I wish it would rain down
Raelyn Blackwell & @Amos Taylor (Amelyn #20) ► I WISH IT WOULD RAIN DOWN - Page 2 873483867

Ses doigts qui courent sur mes hanches, ma tête reposée sur son épaules, la vapeur qui s’élève dans la pièce et embue les miroirs, la chaleur qui m’enveloppe et qui m'apaise, l'instant a tout d’une bulle d’intimité, de tendresse, et de quiétude, mais mon esprit s’agit encore autour des questions que cet après midi a soulevé. Que représentait-elle à ses yeux ? Gardera-t-elle toujours une place dans sa vie, dans ses pensées ? Et comment moi je suis censée cohabiter avec tout ça ? Dans une case à part ? En la reléguant au fond de la sienne ? En m’y greffant comme une charogne qui saute sur l’opportunité d’un mariage défait pour se faire une place ? Quand je l’exclus de mes pensées je sais ce que nous sommes : nous sommes beaux, nous ressentons l’un pour l’autre des sentiments dont la force me renvers, des sentiments qui ne sont pas déplacés ou pourri par l’ombre de son ex-femme. Mais la réaction de la vieille femme, après celle de Sarah qui elle était prévisible, m’a confirmé que là bas j’aurais toujours l’image de la maîtresse, arrivera-t-il à composer avec l’opinion et le jugement des siens ou ce dernier finira-t-il au contraire par nous abîmer ?

Tourner autour du pot ne me ressemble pas, pourtant je ne me sens pas la force d’aborder sans détours les phrases assassines de Sarah. J’en pose d’autres, des qui ont vocation à me rassurer et à peindre une image plus claire de la situation, consciente pourtant qu’à elles seules elles n’expulseront pas le venin de la rousse. « Oui ! Je t’ai dit : j’ai été épargné à l’adolescence. J’ai saisi les occasions quand elles se présentaient. » Il a connu d’autres femmes donc, et un sourire étire mes lèvres. « Je n’ai jamais eu le tempérament d’un coureur de jupons. Donc, oui, je me suis laissé le temps de tomber amoureux avant Sarah. » A nouveau je suis rassurée, sans trop comprendre pourquoi et je pousse un soupir de soulagement audible. Pourtant, au même titre que je ne lui accorde pas le droit de juger sur mon nombre d’amants avant lui, je me fiche bien de savoir combien de femmes l’ont touché. Sans la présence menaçante de Sarah, je n’aurais même pas posé la question, je me surprends à demander, l’air curieux tandis que je joue toujours avec ses doigts. « Combien ? Combien de femmes tu as aimées ? » Je maintiens que je me fiche de connaître son nombre de partenaires sexuelles. Mais je me demande comment je me sentirais s’il me retournait la question et je réalise que je lui répondrais sans gêne et sans me sentir froissée, alors j’ose. J’ose et une fois le sujet balayé, je m’intéresse à la vipère, à son mariage, à la nature des sentiments qui leur unissait et surtout, à ce qui en était moteur. « Ce que j’aimais ?  Dans mon mariage ? » Doucement je hoche la tête, sans quitter la surface de l’eau des yeux. Mes cheveux trempés frottent contre sa peau et, d’une main, je les dégage doucement pour les ramener sur le côté.

Et il parle, il s’ouvre et se confie et je fais un constat surprenant : il ne parle pas d’elle, il ne parle pas de leur couple, mais de la façon dont elle le faisait se sentir. Elle est dénuée de jugement mon observation : je n’ai pas l’expérience de vie pour comprendre les lois qui régissent un mariage. Ce qu’il me confie, est-ce normal ? Est-ce sain ? Si c’est ça qui permet d’évaluer la force de sentiments, la force d’une relation et d’un couple, qu’en est-t-il du nôtre ? Comment moi je le fais se sentir ? Est-ce ça le plus important ? Je fouille dans mon propre ressenti pour tenter de répondre à cette question. J’aime son sourire. J’aime la profondeur de son regard. J’aime la caresse de son souffle chaud contre ma peau et celle, moins sage, de ses doigts sur ma peau. Mais sont-ce ces choses là qui expliquent ce que je ressens de beau et fort pour lui ? Non, j’aime la façon dont il me fait rire, dont il me fait me sentir spéciale, mais la passion et cette attraction sans borne, notre complicité et la façon dont je me sens à ses cotés, je ne me l’explique pas. Il m’explique l'essoufflement de son mariage, il prêt à la routine un aspect rassurant et je me fait la réflexion sans appel que je ne saurais accepter et chérir quelque chose qui deviendrait routinier, et que nous, nous en sommes à des kilomètres. « Moi je ne suis pas rassurante. » Je caresse ses doigts, je constate, j’affirme ce dont je suis sûre, et je me demande si cela change quelque chose pour lui, s’il c’est toujours ce à quoi il aspire, quelqu’un qui le rassure. « Comment moi je te fais te sentir ? » Avec Sarah, il regardait en arrière avec le sentiment rassurant d’avoir réussi, d’avoir construit quelque chose. Et avec moi ?

Sa main s’enroule autour de mon abdomen et il se redresse pour ouvrir le robinet d’eau chaude. Posée contre son torse je me laisse porter comme une poupée de chiffon, la tête basculée contre son épaule et mon corps pressé contre le sien. Lorsqu’il se rallonge, m’entrainant avec lui, et qu’il referme sa prise autour de ma taille, je ferme les yeux. Puis je m’interroge, puis je l’interroge. Pourquoi n’a t’il pas balayé cette relation qui ne lui convenait plus, cette relation qui le faisait se sentir terriblement seul ? Et je devine qu’il l’a fait pour sa fille, même après son départ, pour les souvenirs, pour garder la mémoire de sa fille intacte malgré son décès.

Et je réalise à quel point il a dû être malheureux.

Je le réalise et mon coeur se serre. Je me rassure en me disant que les choses ont changées, mais la deuxième affirmation de Sarah me frappe : elle sera toujours la mère de sa fille, et le souvenir de Sofia ne le quittera jamais. Quelle place occupera-t-elle dans son coeur dans ce contexte, son ex femme ? « Tu ne la remplaces pas. » Un sourire triste étire mes lèvres. Il a compris mon amant, il a lu entre les lignes. « Regarde-moi, Rae. Je ne veux pas que tu la laisses te mettre une idée pareille en tête. Elle est ridicule. Tu le seras peut-être pour elles. » Pour la première fois depuis que j’ai mis les pieds dans le plat ma tête bascule sur son épaule et je fiche mes yeux dans les siens. Avant nous parlions d’elle. Maintenant il est question de nous et je renoue le contact visuel avec une certaine fébrilité. « Mais pas pour moi. Si j’avais voulu la remplacer, j’aurais cherché quelqu’un qui lui ressemble, avec les mêmes défauts et les mêmes qualités. Et je te l’ai dit, je suis plus le même aujourd’hui qu’il y a 10, 15 ou 20 ans. Ni même il y a cinq ans. Je suis avec toi parce que Sarah et moi, c’est terminé et depuis longtemps et c’est d’autant plus vrai que tu as bien résumé pourquoi tu n’es pas mon “faute de mieux“. Je plonge à nouveau, je dors mieux, tu connais le son de mon rire… et je bois moins aussi. Et... tu me fais parler plus en cinq minutes qu'elle en vingt ans. » Mon sourire s’étire lorsqu’il me cite, et je ne réalise que maintenant qu’il a bu me paroles, celles qui étaient destinées à son ex-femme, celles qui l’ont faite blêmir. « Oh, c’était des bêtises... » Non ça n’en était pas pas, et mes joues qui prennent une teinte rosée - à cause de la chaleur de l’eau et de la vapeur, évidement - me trahissent sans mal. J’ignore pourquoi je suis gênée qu’il pointe du doigt que mes propres constatations sont la preuve que je n’ai rien d’une remplaçante. Parce qu’il avoue aussi à demi mot à quel point ce que j’ai dit l’a touché, et que je ne l’avais pas réalisé. Lentement, je me retourne pour poser ma joue contre son torse. Mon épaule dépasse du niveau de l’eau et je frissonne, mais je me sens bien, l’oreille contre les battements de son coeur. « Je te fais pas parler. Tu t’es mis à le faire naturellement. » Alors que j’avais au début le sentiment de devoir lui arracher chaque mot. « Tu parles, tu ris, tu ne le faisais plus avant, réel ou pas réel ? » Est-ce que j’invente, est-ce que j’imagine toutes ces évolutions de mon amant à mon contact, ou est-ce vrai ? « Tu ne te sens plus seul, réel ou pas réel ? » Mon sourire s’agrandit et je dépose mes lèvres sur son torse. Mais au terme de quelques secondes, quelques minutes de silence, une ombre passe et je rajoute. « Elle sera toujours la mère de Sofia. » Réel ou pas réel ?









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Message(#)(Amelyn #20) ► I WISH IT WOULD RAIN DOWN - Page 2 EmptyJeu 2 Juil 2020 - 22:31





I WISH IT WOULD RAIN DOWN
Il y a quelques mois encore, ces questions m’auraient embarrassé au point que je les range dans la catégorie du piège. Aujourd’hui, certaines me paraissent légitimes et d’autres, en particulier celle sur mes amours adolescents, mes amours tout court, elles m’amusent. Pour peu lui aurais-je bien demandé sur quel laps de temps tabler ma réponse : avant elle ou avant Sarah ? Au lieu de ça, je souris, attendri, et je choisis même mon point de repère. « Une avant Sarah. » ai-je soufflé tandis que quelques souvenirs de ses cheveux noirs de jais et de sa peau café au lait. Je ma rappelle de notre triste fin, courue d’avance cependant, puisqu’on n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans. On croit l’être, mais c’est un leurre au même titre que les prescrits de Sarah, quoiqu’ils furent efficaces. D’après moi, ils sont du même acabit que les fausses mouches en caoutchouc au bout d’une ligne de pêche. Mais, Raelyn ignore ma réalité. Elle ne sait rien de ce que fut mon couple et de quelle manière il a évolué. Elle n’en connaît que les quelques bribes jetées contre le bois de sa porte d’entrée, autant dire : pas grand-chose et je suis à peine surpris qu’elle m’interroge sur mes vingt-quatre années de vie commune. La vipère lui a craché son fiel en visant son coeur et si la majeure partie du venin a glissé le long de sa carapace, elle est craquelée. Je le devine à cause de cette curiosité, ces indiscrétions qu’elle habille de douceur. L'angle d'attaque de Raelyn est arrondi. Elle ne reproche pas. Elle n’assomme pas non plus. Elle approche en silence à pas lent et montre patte blanche en caresses, comme si c’était nécessaire, comme si j’étais susceptible de m’offusquer parce qu’elle passe la tête sous le rideau qui dissimule la scène de mon passé. Dans les faits, la précaution n’est pas utile, mais je ne pipe mot. Je me gave de sa tendresse et je la lui rends parce que c’est agréable que de tremper dans un bain chaud et d’être aveuglé par la vapeur. Elle nous entoure de son brouillard et j’ai le sentiment que nous sommes invincibles ici, cachés des yeux du monde. Alors, je parle. Je me confie. J’habille de mots délicats mes aveux.

Je minimise également. Je n’ai pas envie qu’elle saisisse à quel point j’étais plus proche de l’épave échouée en bord de mer que du bateau fringant qui mouille la coque. Certes, elle devinera. Me l’éviter sous-entendrait des non-dits et la fin de matinée ne me permet pas cette audace. Mais j’essaie tout de même de peindre mon passé en couleurs  plus chaudes que le noir du deuil, le gris du désespoir ou du chagrin. J’y ajoute un peu du marron qui réconforte et je l’ai aussitôt regretté. Raelyn n’est pas moins rassurante que mon foyer d’antan, elle l’est, mais différemment. Elle l’est parce que nous fonctionnons parfois - souvent - par mimétisme. N’est-elle pas plus souriante lorsque je suis dans les parages ? Ses traits ne s’adoucissent-ils pas quand elle s’adresse à moi ? Quand elle est avec moi ? J’ai la prétention de croire que nous sommes l’un l’autre gardiens de nos personnalités, celles qui s’épanouissent dès lors que nous fonctionnons à deux. « Si tu l’es. » ai-je réfuté sans pudeur et le ton paradoxalement doux et ferme. « Tu l’es maintenant, tu l’as été tout à l’heure...» Elle l’a été aussi durant cette nuit où j’ai lâché prise, complètement, alors que j’étais fatigué de ne pas vivre, mais de survivre. Les exemples seraient légion, si bien que je me contente d’un : « Tu l’es souvent. » À l’inverse, je me serais protégé davantage et si tant est qu’il ait été trop tard, j’aurais pris mes jambes à mon cou sans crier gare. « Et vivant.» ce qui n’était plus arrivé depuis une éternité, aurais-je pu ajouter si je ne craignais pas de tomber dans le misérabilisme surfait. Or, ça ne me ressemble pas : un Taylor ne se plaint pas et, Amos Taylor, lui, il se tient à l’écart des siens si son orgueil l’abandonne. Or, en témoigne présentement mes lèvres qui cherchent le grain de sa peau humide ou qui ramassent une perle d’eau chaude, en atteste ses comportements d’hier où je la flatte de notre passion, je ne m’égare que rarement à soupirer de la mélancolie.

Peut-être suis-je trop vaniteux. Peut-être espère-t-elle plus d’éloquence concernant mes déceptions par rapport aux comportements de Sarah, mais serait-ce bien sain de dénier ce que nous avons partagé ? Serait-ce honnête que de la décrire en la chargeant de ses défauts et en omettant ses qualités ? Ne serait-ce pas ingrat à l’égard de ces années de bonheur qui ont précédé mon accident ? Aurais-je dû lui expliquer qu’à nourrir l’impression que je la dérangeais et qu’elle jalousait ma complicité avec Sofia, je me suis lentement, mais sûrement, détaché de ma femme ? Que son aversion pour mes loisirs, ceux qui intrinsèques à ce que je suis, ceux auxquels Raelyn s’intéresse et pour lesquelles elle m’encourage, elle m’a rappelé tout ce qui m’agace tant chez ma mère, à commencer par l’injustice ? Aurait-il était de bon ton de lui confesseur que ses regards trahissaient d’une question : que vais-je bien pouvoir faire de toi, désormais ? Que je me suis senti nul et pas assez bien pour elle, elle qui a atteint ses buts professionnels ? Ceux-là mêmes qui m’ont amené à sacrifier mon rôle de père ? Aurais-je pu lui éviter à Raelyn de définir oralement la source de son tracas ? Je n’en sais rien, mais je ne me démonte pas pour autant. Je lui intime de m’autoriser l’accès à son âme et, mon regard rivé dans le sien, je décline toutes les raisons qui la rendent aussi spéciale, dans mon coeur et dans mon quotidien. Je déclame en priant pour que ça soit suffisant et je crois que ça l’a été. Elle a rougi, Raelyn. Elle a rougi et j’ai réprimé en pinçant les lèvres une grimace de satisfaction. « Oh oui, que des futilités.» ai-je même ajouté qu’elle ne se braque pas d’avoir été prise la main dans un sac de sensiblerie. Moi, je trouve que ça lui va plutôt bien et, moins précautionneux vis-à-vis de cet instant hors du temps, moins respectueux de l’importance de cette conversation, j’aurais bien renchéri d’une taquinerie. Rien de bien méchant, juste un “Tu vois que tu es rassurante. Sauf que je me suis tu. J’ai plutôt embrassé son front offert, longuement, les yeux fermés et le coeur battant sous son oreille, coeur qui a accéléré sa cadence à chacune des affirmations.

Elles ont agi sur lui tels de véritables coups de fouet et, sur moi, comme une prise de conscience. Me suis ouvert naturelle ? Vrai ! Est-ce qu’elle m’a réconcilié avec mon rire ? « Réel.»  Sommes-nous une équipe ? « Affirmatif, soldat. On est une équipe.» Est-ce que Sarah sera toujours la mère de Sofia ? « Réel !» Et si je crains de la blesser, je concède à cette vérité qu’elle est nuançable et à mon sens nuancée. « Mais elle est la mère qui me reproche dur comme fer d’être responsable du décès de Sofia. » Ce choix, d’user de ce prénom qui me serre pourtant le coeur n’est pas un hasard. Je me dissocie d’une paternité commune d’avoir été abandonné dans un deuil que nous aurions normalement dû surmonter ensemble. « La mère qui m’a toujours reproché de ne pas avoir été là quand elle était toute petite. La mère qui n’a pas voulu me donner ce que j’étais venu chercher tout à l’heure et qui ne concernait que MA fille.  La mère d’une femme de vingt-quatre ans, l’âge où on est persuadé qu’on a plus besoin de ses parents. On ne parle pas d’une gamine de dix ans qui est partie en laissant un vide dans la maison, mais qu’on peut appeler régulièrement. Son seul avantage d’être sa mère, c’est que je m’efforce de ne pas la détester par égard pour Sofia, parce qu’elle, elle me manque tous les jours, raison pour laquelle j’y suis allé tout à l’heure, pour les bons souvenirs que j’y ai laissés et ça tient dans une caisse.» ai-je conclu d’une voix blanche, neutre et détachée, parce que je le suis par mécanisme de défense lorsque j’aborde ma fille et par indifférence dès lors qu’il est question de Sarah.



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Raelyn Blackwell
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la muse des cauchemars
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(Amelyn #20) ► I WISH IT WOULD RAIN DOWN - Page 2 9OYzxwd Présent
ÂGE : 36 ans (23.12.1987) - capricorne ascendant scorpion
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn.
STATUT : Son âme sœur est morte en prison : elle est veuve depuis le 16.07.2024. Micah a l'âge de poser des questions mais pas celui de comprendre la mort et, de toute façon, Raelyn est trop brisée pour répondre aux interrogations de sa fille.
MÉTIER : Boss du Club, la pègre de Brisbane, depuis février 2021. Propriétaire et gérante de l'Octopus, un Casino qui a ouvert ses portes en avril 2021. Baronne de la drogue, reine de la nuit et jeune maman, une vie somme toute bien remplie.
LOGEMENT : Le loft du 721 Daisy Hill Road (Logan City) lui semble bien vide et froid maintenant qu'elle s'endort loin des bras de son époux.
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TW IN RP : Mention de drogues dures, violences verbales et physiques banalisées, banalisation du meurtre, menaces, univers de la pègre, misogynie, deuil, automutilation.
ORIENTATION : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : des nerfs d'acier et 1m55 de charisme, de magnétisme, d'implacabilité, de jalousie et de violence › accro à la cigarette, alcoolique à ses heures perdues, elle luttera toute sa vie contre son addiction à la cocaïne › opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède une notion de bien et de mal particulière › longtemps volage, elle l'a été jusqu'à ce qu'elle tombe amoureuse d'Amos › récupère le contrôle du Club en février 2021, devenant le leader de l’organisation criminelle › fin janvier 2023, elle abat Lou Aberline, tuant de ses propres mains pour la première fois.
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maxyn #2 ☆ i'm sick, yeah, i'm sick, and honestly, i'm getting high off it. your smoke in my hair hot and dirty like the l.a. air. that face, baby, it ain't fair, but you don't know what you don't know. oh, so you wanna talk about power ? oh, let me show you power. i eat boys like you for breakfast, one by one hung on my necklace. ☽ 12

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spencer #14 ☆ you know there's still a place for people like us, the same blood runs in every hand. take another walk out of your fake world, please put all the drugs out of your hand. you'll see that you can breathe without no back up, so much stuff you got to understand.

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danalyn #3 ☆ what brings you to the lost and found, dear ? won't you pull up a seat ? everybody got a price around here to play, make me an offer, what will it be ? welcome to the playground, follow me. tell me your nightmares and fantasies, sink into the wasteland underneath.

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cecilia #1 ☆ there's a pleasure in hiding from the sun. no, i was never one for pretty weather, i'd rather be a creep. there's a bright side to every wrong thing, if you're looking at me through the right eyes. darkness in my name, don't you wanna come and play on the cool side.

RPs EN ATTENTE : aisling #3

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miles (scénario libre) ☆ i've been waiting patiently, i built this tower quietly. And when my well of wellbutrin is running dry of serotonin i can say things I don't mean. or maybe it's the truth in me, i feel it building, bubbling up.

RPs TERMINÉS : liste tenue à jour dans ma fiche de liens

― statistiques RP ―
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amelyn ☆ wasted in love, misunderstood, baby, it's harder to breathe when you're gone. so i hold in my hands pictures of you and dream of the day i was eating for two. all this love, i'm so choked up, i can feel you in my blood, i'm so scared to give you up. valentine, my decline is so much better with you. valentine, my decline, i'm always running to you. and i cover myself in tattoos of us, and dream of the day we embrace and combust. ☽ 123456789101112131415161718192021222324252627282930313233343536373839404142434445464748495051525354555657585960616263646566676869707172737475767778798081828384858687888990919293949596the end.

AVATAR : Lady Gaga
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DC : Megan Williams (Sydney Sweeney) & Midas Sterling (Leo Woodall)
PSEUDO : stairsjumper
Femme (elle)
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Message(#)(Amelyn #20) ► I WISH IT WOULD RAIN DOWN - Page 2 EmptyVen 3 Juil 2020 - 12:01


I wish it would rain down
Raelyn Blackwell & @Amos Taylor (Amelyn #20) ► I WISH IT WOULD RAIN DOWN - Page 2 873483867

Mes questions ne prennent pas les couleurs de l’interrogation. Je ne cherche pas à lui soutirer une information à tout prix, au mépris de ses sentiments et de sa retenue. Je ne m’aventure sur ce chemin là que parce que j’ai le sentiment que l’instant s’y prête, et que la journée que nous venons de passer m’autorise à le faire. Si je suis curieuse de nature et encore plus lorsqu’il s’agit de lui, si je suis jalouse et possessive, prête à enterrer la moindre femme qui poserait les yeux sur lui, je n’ai pas besoin de savoir combien il a eu d’aventures avant moi, combien de femme il a fait sienne et combien des lèvres il a frôlées. La question, s’il me la retournait, me laisserait perplexe parce qu’à mes yeux mes aventures ne comptent pas, elles n’ont aucun impact sur nous, sur ce que nous partageons aujourd’hui. Il l’a dit, ce jour où je l’ai rejoint en furie sur son catamaran, m’attendant à y trouver et en extraire l’une des vulgaires clientes de sa salle de jeu. ”Je ne ferai pas marche arrière parce que tu as eu des amants.” La réciproque est vraie et même s’il elles sont certainement bien moins nombreuses, elle ne comptent pas. Je ne m’interroge que sur celles qu’il a aimées, pas pour me faire du mal, pas par curiosité malsaine ou déplacée, mais parce que j’ai besoin de faire tomber celle qui se dépeint encore comme la femme de sa vie de son piédestal. J’ai besoin de me prouver qu’avant elle il y en a eu d’autres, d’autres qu’elle a remplacées, et qu’elle n’a pas été l’objet de ses premiers émois.


C’est étrange, de parler d’amour et d’employer le terme sans prendre de détour alors que nous n’avons encore ouvertement posé ce mot sur nos sentiments l’un pour l’autre. Pourtant, dans mes moment de lucidité, ceux où je chasse ma fierté, mes peurs, mes doutes et où je n’autorise l’accès à aucune mauvaise foi, je sais que c’est ce que je ressens à son sujet. Je sais que j’en suis amoureuse, même si je ne sais depuis quand, si j’ignore quand notre relation a pris ce tournant. Et je sais que c’est réciproque sans avoir à poser la question. Les regards dont il me couve, ses gestes, ses baisers et ses confessions parlent pour lui. Nous ne sommes plus des adolescents après tout, est-ce important de se l’avouer à voix haute ? Est-ce une nouvelle étiquette que nous pouvons balayer parce qu’elle n’a pas d’importance, parce que nous savons, où est-ce au contraire un pas qu’il nous faudra franchir ? « Une avant Sarah. » Une. Deux en tout, trois si j’ai l’audace de m’inclure. Ce n’est qu’une de plus que moi finalement, mais pourtant nos passés amoureux ne pourraient pas être plus différents l’un de l’autre. Est-ce que ça a une importance ? Non, la réponse m’apparaît comme une évidence. Non, ça n’a pas d’importance pour moi, ça ne change pas ce que je ressens dans ses bras, alors que les clapotis de l’eau me bercent et que la chaleur de son souffle dans ma nuque m’apaise. « Si tu l’es. Tu l’es maintenant, tu l’as été tout à l’heure... » Rassurante ? Un sourire étire mes lèvres. Avec les années je me suis vue attribuer beaucoup de qualificatifs. Rassurante n’en a jamais fait partie. Et si je prends ma seule autre histoire qui ait compté en guise de comparaison, je peux avancer sans me tromper qu’elle n’avait rien de rassurant. Mes sentiments pour Amos sont différents, parce que j’ai grandi, parce que j’ai changé et parce qu’ils sont ceux d’une adulte, alors que j’ai aimé Aaron comme une enfant. Il m’apaise, j’en suis consciente, et en sa présence ressortent des aspects de ma personnalités qui n’existaient pas ou qui avaient disparu. « Tu l’es souvent. » Mes doigts se nouent aux siens et je m’imprègne de ses mots. Je suis rassurante. Je le suis souvent. « Et vivant. » Je ferme les yeux un instant et laisse ma tête rouler pour poser ma joue contre sa peau. « Moi aussi, je me sens vivante. » Je l’ai toujours été, mais de façon plus superficielle qu’à ses côtés. Je me sens entière aurait surement été plus adapté.

Il me demande de le regarder, il caresse mon menton de sa main libre pour planter ses yeux bleus dans les miens, et je m’y abandonne. Je ne m'échappe que lorsque je sens mes joues rougir, gênée d’être prise en flagrant délit de sentimentalisme et de mièvrerie. Sentimental, ça l’est que d’exprimer haut et fort ces choses qui ont changées chez lui. Mais elles sont vraies et, si elles avaient au début vocation à faire perdre de sa superbe à la rousse, j’ai réalisé en les déclamant à quel point elles prouvaient qu’il était bien avec moi, et à quel point je lui étais reconnaissante pour tout ça. « Oh oui, que des futilités. » Je plisse le nez, je fais la moue, mais finalement je tourne à nouveau la tête pour sceller nos lèvres autant parce que j’en meurs d’envie que parce qu’il s’agit là de la meilleure des diversions. Nos langues se cherchent et se trouvent dans un ballet passionnés, et lorsque nos lèvres se séparent je colle mon front contre le sien un instant, avant de me retourner mon m’allonger contre son torse. « Réel. » Je le sais. « Affirmatif, soldat. On est une équipe. » Je suis contente qu’il me le confirme. Et quant au dernier point je n’ai pas besoin qu’il me dise que je fais bonne route. J’affirme, je sais, elle sera toujours la mère de sa fille. « Réel ! Mais elle est la mère qui me reproche dur comme fer d’être responsable du décès de Sofia. La mère qui m’a toujours reproché de ne pas avoir été là quand elle était toute petite. La mère qui n’a pas voulu me donner ce que j’étais venu chercher tout à l’heure et qui ne concernait que MA fille.  La mère d’une femme de vingt-quatre ans, l’âge où on est persuadé qu’on a plus besoin de ses parents. On ne parle pas d’une gamine de dix ans qui est partie en laissant un vide dans la maison, mais qu’on peut appeler régulièrement. Son seul avantage d’être sa mère, c’est que je m’efforce de ne pas la détester par égard pour Sofia, parce qu’elle, elle me manque tous les jours, raison pour laquelle j’y suis allé tout à l’heure, pour les bons souvenirs que j’y ai laissés et ça tient dans une caisse. » Je l’écoute mon amant. Je sais qu’il n’aime pas les grands discours et pourtant il est d’une éloquence rare à chaque fois qu’il s’agit d’ouvrir son coeur pour m’y inviter. Et c’est ce qu’il fait, il balaye les doutes que sa sorcière d’épouse a instillés dans mon esprit. Il se contente juste de ne pas la détester et ce n’est pas grave, j’ai assez de haine à son égard en moi pour le faire pour nous deux. « La réaction de l’amie de ta mère tout à l’heure, tu sais que je serais toujours vue comme ça là bas ? » La remplaçante, la maîtresse, le briseuse de ménage, surtout. « C’est important pour toi là bas ? » Cet endroit où il a grandit, la façon dont il y est perçut, la façon dont j’y suis perçue. Est-ce qu’il y accorde la moindre importance. Allongée pratiquement à plat ventre contre son torse à présent, je tends une main vers son visage pour caresser ses joues. « Ça n’en a pas pour moi. Je me fiche de ce que les gens pensent. » Je maintiens que si j’ai réagi comme ça face à la vieille femme, c’est avant tout parce que ma coupe était pleine, Sarah s’en était assurée. « Mais toi ? » Parce que c’est là d’où il vient, parce que ses parents penseront la même chose et le pensent certainement déjà, qu’il l’ignore ou qu’il m’en ait simplement préservée. Je sais que comme moi il n’autorise pas ceux du Club ou des inconnus à nous juger où nous abîmer, mais lorsque ses proches se le permettront, qu’en pensera-t-il ? Comment vivra-t-il de m'être associé et d'être critiqués par ceux qui ont toujours fait partie de sa vie ?







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Message(#)(Amelyn #20) ► I WISH IT WOULD RAIN DOWN - Page 2 EmptyDim 5 Juil 2020 - 22:30





I WISH IT WOULD RAIN DOWN
J’ai redouté cette conversation. O, pas à cause des questions, non, mais de peur qu’elle ne tourne mal. J’avais peur d’avaler tout entier le revers de la médaille d’avoir osé demander à Raelyn d’affronter Sarah avec moi. Cette dernière ne l’a-t-elle pas soumis à des vérités déformée ? N’y avait-il pas, dans ces affirmations, de quoi me ranger dans la case du grand coupable ? De celui qui la connait bien, pourtant et qui aurait dès lors pu deviner qu’elle n’abandonnerait pas sans se battre ? De celui qui s’est servi de Raelyn comme d’un bouclier pour parer les accusations de son ex-femme ? J’ai envisagé le risque qu’elle puisse le penser et, dans la voiture, j’ai pris soin d’user de son silence afin de rassembler mes plus beaux mots pour la défaire de cette éventuelle impression. En rentrant, j’étais prêt à lui justifier que ma seule intention était d’envoyer à Sarah un message évocateur dans l’espoir qu’elle se résigne : “elle n’est pas ma maîtresse, Rae, mais ma coéquipière.” Sauf qu’une fois étendus ensemble dans la baignoire, son corps décontracté tout contre le mien, après avoir balayé ces quelques histoires qui ont jalonné mon passé, elle m’a surtout invité à panser ses blessures. Je m’y suis employé à grands renforts de caresses et d’honnêteté. Je m’y suis appliqué avec la précision d’un orfèvre et sans renâcler à sonder les souvenirs malheureux, à évoquer Sofia, à prononcer son prénom en faisant fi des pincements de mon coeur. J’ai traduis, quoique simplement, cette appréciation d’avoir ressuscité au contact de Raelyn également. Outre les plus nobles, je nourris aussi celui qu’à son contact, je m’ouvre aux autres d’être moins triste. Je bonifie de renouer avec les bons côtés de l’Amos d’hier sans dénier celui que je suis devenu et qui m’est à présent familier.  « Tu l’as toujours été ! » ai-je commenté, à la fois amusé par ses grimaces, ébranlé par ce qu’elle rougisse et conquis ensuite par son baiser. Il a le goût de la passion, de la reconnaissance, de l’attrait. Il n’est pas fougueux, mais langoureux, assez pour que ma main glisse de son dos à sa nuque. Je l’y ai laissée alors que son front, contre le mien, a renforcé notre bulle, a illuminé d’éclat notre couple. C’est parce que nous sommes en un, soudé qui plus est, que je peux répondre par l’affirmative à ses remarques qui attendent confirmation.

La chaleur m’engourdit, je perds peu à peu en vigueur et, cependant, tandis qu’elle déclame ce que nous sommes et conclut par ce qu’il reste à Sarah, j’en ai trouvé. J’ai trouvé les mots et la formule. J’ai décelé dans la sincérité de mes sentiments de quoi éteindre les braises d’inquiétudes allumées par Sarah et en disperser les cendres aussi loin que possible. J’ai réduit les doutes en récupérant son menton entre mes doigts et en noyant le bleu de mes iris au vert de son regard concentré. Elle boit mes paroles, Raelyn et plus je retrace la réalité qu’était devenue ma vie de couple, au plus ses traits se détendent. Satisfait, je lui ai souri, apaisé pour elle et surtout fier de moi. Assembler des phrases-wagons à la locomotive d’une idée est à mon sens plus compliqué que de résoudre une charade. Je sais que, parfois, je parle en rébus. Contrairement à elle – et à d’autres – je ne suis pas né avec le don de la communication faute à l’orgueil. Ma fierté est mal placée et son arme de prédilection est le silence. Cette tare, on me l’a souvent reprochée… Sarah et ma mère dominent le peloton. Force est néanmoins d’admettre que j’apprends avec mon amante. J’apprends au quotidien, pour elle, et le phénomène s’amplifiant s’ajoute à la liste de l’influence qu’elle a sur amour-propre. Elle le supplante et si je déteste me l’avouer, j’y prendrais presque goût à ces discussions interminables dans lesquels je sème autant de preuve d’amour évocatrice. Je dissémine des indices dans mes gestes et dans mes propos. Mais, les voit-elle ? Les perçoit-elle assez concrètement pour s’apaiser ? Comprend-elle que c’est par égard pour ma fille que je ne verse pas dans la haine farouche ? Saisit-elle que c’est un combat que de ne pas céder à cette facilité au vu de la façon dont elle a traité Raelyn plus tôt dans la journée ? Réalise-t-elle que Jackie ne jouit pas de ce privilège ? Que j’envoie ma mère sur les roses quand elle m’appelle en me citant les évangiles dans l’espoir de me ramener à la raison ? De retrouver le lit conjugal et de quitter celui dans lequel je me sens plus proche de moi-même, dans lequel je dors bien, mieux et en presque en paix ? D’après moi, les seuls qui confondent les torchons avec les serviettes sont ces vieilles pies conservatrices qui jugent en fonction d’un seul son de cloche. « Oui. Je sais. » ai-je donc répliqué, confiant, mais interrogatif. Où veut-elle en venir ? La vieille dame l’aurait-elle vexée ? Impossible. Je maintiens que sa réaction, sur la place de Kilcoy, était la conséquence d’un trop-plein d’émotions pénibles à contenir. Je suis convaincu que cette femme dodue qui, sous prétexte qu’elle m’ait rencontré au berceau, n’a pas le panache pour la heurter. Serait-ce donc de moi dont il s’agit ? S’imagine-t-elle que je serais moins hermétique à leur réquisitoire qu’à celui de ma femme ?

Perplexe, je l’observe. Je profite qu’elle ait changé de position – elle me fait face à présent – pour chercher dans ses yeux de quoi m’éclairer. « C’est un problème ? Pour toi ? » Non ! Bien sûr que non et, quoique ça puisse être décevant, finalement, qu’elle puisse être affublée par mes proches et consort du plus mauvais rôle, cette version de l’histoire ne me dérange pas. Certes, le moment venu, je serais ravi si, d’aventures, elle s’intégrait au milieu des Taylor. Sauf que si certains d’entre eux l’accueilleront avec le sourire, d’autres ne lui réserveront jamais une place de choix malgré tout ce qu’elle m’apporte en bonheur. C’est injuste, mais si j’ai cessé de me battre pour obtenir de ma mère qu’elle me voit autrement que comme un bon à rien, il n’est pas question qu’elle se substitue à moi pour mener mon combat. Je ne reproduirai pas les mêmes erreurs non plus : celle de choisir pour les autres et non pour moi, pleinement. « Les lamingtons, mis à part ? Non ! » lui ai-je certifié en caressant son épaule. « J’ai déjà dit au revoir. » A mes souvenirs avec ma fille, les seuls qui comptent plus que tout autre, bien plus que mon enfance ou mon adolescence. Je leur ai dit Adieu une première fois avec Lola au sein même d’une balade dans Kilcoy et, une dernière fois, aujourd’hui même. « Et je ne vis pas avec les autres. » Durant un temps, j’ai même cessé de vivre avec eux. « Ce qu’ils pensent de nous. » Et, non pas d’elle : je ne nous dissocie plus vraiment. « Je m’en fous. » J’ai haussé les épaules et je me suis redressé pour accrocher ses hanches et la ramener plus près de moi, aussi près que possible. Je veux pouvoir atteindre ses paupières, son nez, ses lèvres sans la moindre difficulté. « Je n’ai plus dix ans. » Ou dix-huit. « Je ne cherche plus l’approbation de ma mère et je suis pas certain d’avoir cherché celle des copines de ma mère. Ce qu’ils disent ou ce qu’ils pensent, ça ne change rien pour moi. Rien du tout. » Je l’ai étudiée et, fort d’avoir été persuasif, j’ai réclamé un baiser, puis un autre. J’ai rajouté encore un peu d’eau chaude et, dès lors que la conversation m’a semblé close, j’ai attrapé le gel douche et, en guise d’invitation, j’ai secoué devant ses yeux, l’air taquin.

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Raelyn Blackwell
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la muse des cauchemars
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ÂGE : 36 ans (23.12.1987) - capricorne ascendant scorpion
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn.
STATUT : Son âme sœur est morte en prison : elle est veuve depuis le 16.07.2024. Micah a l'âge de poser des questions mais pas celui de comprendre la mort et, de toute façon, Raelyn est trop brisée pour répondre aux interrogations de sa fille.
MÉTIER : Boss du Club, la pègre de Brisbane, depuis février 2021. Propriétaire et gérante de l'Octopus, un Casino qui a ouvert ses portes en avril 2021. Baronne de la drogue, reine de la nuit et jeune maman, une vie somme toute bien remplie.
LOGEMENT : Le loft du 721 Daisy Hill Road (Logan City) lui semble bien vide et froid maintenant qu'elle s'endort loin des bras de son époux.
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PETIT PLUS : des nerfs d'acier et 1m55 de charisme, de magnétisme, d'implacabilité, de jalousie et de violence › accro à la cigarette, alcoolique à ses heures perdues, elle luttera toute sa vie contre son addiction à la cocaïne › opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède une notion de bien et de mal particulière › longtemps volage, elle l'a été jusqu'à ce qu'elle tombe amoureuse d'Amos › récupère le contrôle du Club en février 2021, devenant le leader de l’organisation criminelle › fin janvier 2023, elle abat Lou Aberline, tuant de ses propres mains pour la première fois.
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maxyn #2 ☆ i'm sick, yeah, i'm sick, and honestly, i'm getting high off it. your smoke in my hair hot and dirty like the l.a. air. that face, baby, it ain't fair, but you don't know what you don't know. oh, so you wanna talk about power ? oh, let me show you power. i eat boys like you for breakfast, one by one hung on my necklace. ☽ 12

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danalyn #3 ☆ what brings you to the lost and found, dear ? won't you pull up a seat ? everybody got a price around here to play, make me an offer, what will it be ? welcome to the playground, follow me. tell me your nightmares and fantasies, sink into the wasteland underneath.

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cecilia #1 ☆ there's a pleasure in hiding from the sun. no, i was never one for pretty weather, i'd rather be a creep. there's a bright side to every wrong thing, if you're looking at me through the right eyes. darkness in my name, don't you wanna come and play on the cool side.

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miles (scénario libre) ☆ i've been waiting patiently, i built this tower quietly. And when my well of wellbutrin is running dry of serotonin i can say things I don't mean. or maybe it's the truth in me, i feel it building, bubbling up.

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amelyn ☆ wasted in love, misunderstood, baby, it's harder to breathe when you're gone. so i hold in my hands pictures of you and dream of the day i was eating for two. all this love, i'm so choked up, i can feel you in my blood, i'm so scared to give you up. valentine, my decline is so much better with you. valentine, my decline, i'm always running to you. and i cover myself in tattoos of us, and dream of the day we embrace and combust. ☽ 123456789101112131415161718192021222324252627282930313233343536373839404142434445464748495051525354555657585960616263646566676869707172737475767778798081828384858687888990919293949596the end.

AVATAR : Lady Gaga
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DC : Megan Williams (Sydney Sweeney) & Midas Sterling (Leo Woodall)
PSEUDO : stairsjumper
Femme (elle)
INSCRIT LE : 21/02/2019
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Message(#)(Amelyn #20) ► I WISH IT WOULD RAIN DOWN - Page 2 EmptyLun 6 Juil 2020 - 10:49


I wish it would rain down
Raelyn Blackwell & @Amos Taylor (Amelyn #20) ► I WISH IT WOULD RAIN DOWN - Page 2 873483867

Je réalise que je n’ai pas peur de m’ouvrir, que je n’ai pas peur de cette discussion et que les mots semblent couler avec un naturel perturbant. J’ai toujours su les manier, je maîtrise depuis plus jeune l’art du langage, mais pas celui du coeur et, tandis que mon corps repose contre celui de mon amant, qu’il l’enserre d’un bras autour de ma taille il m'apparaît comme évident que notre complicité a pris un nouveau tournant. Elle était évidente, à présent elle irradie, elle rend impossible toute méprise sur la force et la nature de nos sentiments pour qui nous observe, et elle ouvre les vannes du dialogue sans que je n’ai à me forcer, à prendre sur moi, sans que ma gorge se noue à l’idée d’aborder des sujets difficiles. Bien sûr j’avance à tâtons : il est des sujets pour lesquels même moi, parfois trop cash et trop honnête, réalise qu’il faut de la douceur et de l’intelligence dans l’approche. Je ne sais s’il le réalise mais lui aussi change, il s’ouvre sans difficulté apparente, il utilise les mots qu’il faut pour me rassurer, et alors que dans l’un de nos silence je pose ma joue contre son torse et me laisse bercer par sa poitrine qui se soulève et s’enfonce doucement, je réalise aussi que je ne me suis jamais sentie autant à l’aise avec quelqu’un qu’avec lui. « Tu l’as toujours été ! » Vivante ? Oui, mais pas pareil. Comment lui expliquer qu’une partie mon insouciance et ma frivolité n’était qu’un joli masque dissimulant la peur panique d’un jour me retrouver seule et abandonnée par tous ? Que j’ai passé des années à craindre ce jour où ma beauté déclinerait, où il ne resterait plus rien de mon magnétisme et où les hommes se détournaient de moi, me laissant irrémédiablement seule dans ce loft bien trop grand pour moi ? Que derrière mes sourires, mes airs aguicheurs, mes jeux et mes provocations se dissimulait une incapacité à m’endormir sans médication, alcool, fumette ou compagnie ? Je ne dis rien, un jour peut-être, je me contente de le remercier d’une caresse sur le bras qu’il a noué autour de mon abdomen, une qui se prolonge tandis que mon regard se perd à nouveau dans le vide.

« Oui. Je sais. » Évidemment qu’il sait, si je l’ai senti lui aussi, puisqu’il a grandi là bas et qu’il connaît ces gens. Ses parents ont dû avoir vent de mon existence, je suppose que je peux remercier son épouse pour ça, et je suppose que leur opinion me concernant est à l’image de l’échantillon que j’ai collecté à Kilcoy cet après midi. Est-ce que cela compte pour moi ? Non. Je n’ai pas besoin de réfléchir pour trouver la réponse à cette question. Ca n’a pas la moindre importance et si je me découvre capable de nouvelles choses - aimer, m’abandonner à un homme, m’intéresser à lui, ses passions et le méandre de ses pensées - je ne serais jamais la belle fille parfaite, et je me fous bien d’entretenir une relation avec sa famille, c’est lui que je veux. « C’est un problème ? Pour toi ? » Je plante mes yeux dans les siens et lui confirme ce qu’il sait déjà : non, je m’en fiche et cela ne m’atteint pas du moment que cela ne change rien à ses yeux. Du moment que cela ne nous abîme en rien. « Les lamingtons, mis à part ? Non ! J’ai déjà dit au revoir. » Un léger sourire se dessine sur la commissure de mes lèvres. Sa tentative d’humour pour détendre l’atmosphère et désamorcer un piège qui n’existe pas me fait fondre, et me confirme qu’il est sincère. « Même moi je pourrais devenir accro à ces Lamington alors je ne peux pas t’en vouloir. Ceux à la crème, bien sûr. » Réveiller notre querelle d’adolescents quand à la meilleure version de ces pâtisseries, c’est ma façon à moi d’accueillir sa réponse et de prouver que je le crois. Sans restriction, sans qu’aucun doute ne subsiste. « Et je ne vis pas pour les autres. Ce qu’ils pensent de nous. Je m’en fous. » Je puise de l’apaisement dans la force de son affirmation. Ceux qui ne sont pas nous sont nos ennemis, mais ils ne nous atteignent pas, et je peux évoluer à l’aise dans cette réalité. « Je n’ai plus dix ans. Je ne cherche plus l’approbation de ma mère et je suis pas certain d’avoir cherché celle des copines de ma mère. Ce qu’ils disent ou ce qu’ils pensent, ça ne change rien pour moi. Rien du tout. » Je pourrais le houspiller, m’amuser du fait qu’il ne m’ait jamais parlé des commentaires de sa mère, ceux qui me dépeignent j’en suis certaine comme une briseuse de ménage et le diable en personne, mais je m’abstiens. Je sais que la discussion a dû user le compteur de mots de mon amant, et j’ai mon compte pour aujourd’hui : je n’aspire plus qu’à de la tendresse, de la douceur de de l’intimité. Le baiser que nous échangeons lui fait la part belle, surtout qu’il est suivi d’un autre, d’une myriade de rires étouffés et de caresses. Je me redresse, je laisse ses mains couvertes de gel douche courir sur mon dos, je ris à chaque fois qu’il ne résiste pas à l’envie de poser ses lèvres dans ma nuque et lorsque vient mon tour, je suis plus dissipée encore, ne résistant pas à l’envie de fondre sur les siennes plus que de raison. J’abandonne la bouteille de gel douche avant d’avoir rempli la tâche qui m’incombait, fébrile et concentrée sur une autre qui retient mieux mon attention.

Lorsque la baignoire devient un terrain de jeu trop restreint et que j’en sors, m’enveloppant dans une serviette blanche, il me laisse à peine le temps de sécher, il m’attire à lui, presse son torse dans mon dos et fait tomber le tissu à mes pieds. Il m’entraine jusqu’à mes draps, nos draps, qui, détrempés par mes cheveux et nos corps encore mouillés, deviennent le théâtre du dernier acte plus intime de cette journée particulière.



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