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 (flowe #9) bring your love, baby, I could bring my shame

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(flowe #9) bring your love, baby, I could bring my shame Empty
Message(#)(flowe #9) bring your love, baby, I could bring my shame EmptyMar 11 Oct 2022 - 21:49

Papa a toujours été le personnage principal des histoires de Thelma. Elle ne sait pas faire sans lui, elle n'a jamais su. Sa maman est morte depuis trop longtemps et papa a eu l'idée judicieuse d'emmener sa fille partout avec lui, la gâtant de tous les présents possibles et imaginables que l'on peut faire à une jeune fille devenue femme. Et cette fois-ci, c'est sur un bateau qu'il l'emmène, bien décidé à lui faire prendre un peu l'air marin.

Mais papa n'est jamais loin. Il est dans le fumoir, avec tous les autres personnages, qui sont forcément aussi importants que lui. A ces conversations, Thelma n'a pas le droit d'assister. Elle n'est pas assez importante, pas assez cultivée, pas assez intelligente. "Pas assez", tout simplement. Elle ne ferait que figuration. C'est donc pour son bien que papa l'exclue de ses petites réunions qui ne tournent, en fait, que des conquêtes des uns et des autres. Thelma ne le sait pas encore, mais papa s'arrangent pour lui chercher un "gentil mari" parmi les fils de ses amis - qui sont, eux, invités à participer aux conversations. C'est sans doute sur le navire qu'elle fera la rencontre de Theodore, l'affreux gamin du collaborateur le plus proche de son père.

Pour l'heure, Thelma regarde la mer d'un air boudeur. Elle n'a aucune prise sur son ennui, ici. Et la balle avec laquelle elle s'amusait jusque là a mystérieusement disparue. Justement, voilà qu'une source d'amusement vient de faire son entrée dans le champ de sa vue. Thelma pose ses yeux clairs sur Carlyle, qu'elle somme de venir à ses côtés d'un regard. Le jeune homme est dévoué à son père. Il a la permission d'assister aux réunions de papa juste parce qu'il peut lui amener à boire et à manger. Carlyle est un excellent chien, un animal de compagnie qu'on paie en tapes sur la tête et en reconnaissance, ainsi qu'en protection - toute relative. « Qu'est-ce que tu fais, à traîner ainsi des pieds ? » qu'elle lance contre le vent, resserrant son ombrelle dans sa main et son châle autour de ses frêles épaules. « Papa sera très mécontent de savoir que tu flânes sur le pont, où tout le monde peut te voir. » Qu'attend-elle ? Que Carlyle retourne avec les rats de son espèce tout au fond des cales, bien sûr. Quand papa sera assez courroucé de ne pas avoir pu mettre la main sur son serviteur le plus dévoué, peut-être songera-t-il à le remplacer.

@carl flanagan (flowe #9) bring your love, baby, I could bring my shame 3258319053
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(flowe #9) bring your love, baby, I could bring my shame Empty
Message(#)(flowe #9) bring your love, baby, I could bring my shame EmptyDim 16 Oct 2022 - 20:55


☾ bring your love, baby, I could bring my shame
Oh, I got my heart right here. Oh, I got my scars right here. Let me see you dance, I love to watch you dance. Take you down another level and get you dancing with the Devil. Take a shot of this but I'm warning you, I'm on that shit that you can't smell, baby so, put down your perfume.
@MURPHY ROWE ☆ CARL FLANAGAN


De grandes conversations ont encore lieu au fumoir pendant que Carlyle, lui, n'en finit plus de chercher sa place au milieu de ces hommes refaisant le monde et discutant affaires entre deux parties de bridge. Il n'est rien de plus qu'un serviteur sur ce bateau, un domestique sur lequel on vient apposer l'étiquette de « valet » pour embellir la chose mais il n'en reste pas moins celui que l'on siffle au moindre besoin. Son maître n'a toujours eu qu'à claquer des doigts pour le faire rappliquer, que ce soit pour lui servir un énième verre de brandy ou pour allumer son cigare, Carlyle était jusqu'ici un valet modèle dont Mister Flowe n'avait pas à se plaindre. Certains jours le jeune garçon regretterait presque sa misérable vie d'avant, quand il ne servait pas encore de riches bourgeois et ne pouvait qu'admirer ce genre de bateau de loin, sans la moindre chance d'y poser ne serait-ce qu'un pied. Il avait certes à peine de quoi manger et côtoyait bien plus de rats que d'humains mais il lui restait un minimum de dignité, et il n'avait pas non plus besoin des autres pour savoir qu'il ne valait rien. Sa place dans ce monde Carlyle la connait en fait très bien car on ne peut pas oublier l’espèce à laquelle on appartient, elle est après tout inscrite sur le front de chacun. Aujourd'hui il s'emploie à satisfaire la moindre demande de son maître et demain, peut-être qu’il vendra son corps pour survivre ou qu’il trimera dans la salle des machines d'un bateau comme celui-ci, avec les semblables qu'il n'aurait jamais quitté s'il n'avait pas dérobé la place de ce pauvre William il y a deux ans. C'était ça ou continuer de distribuer des journaux pour une bouchée de pain comme ses frères le font encore, auxquels Carlyle enverra un peu d'argent en fin de mois comme il le fait toujours car c'est aussi pour eux qu'il s'inflige tout ça. Ces bouches à nourrir sont l'autre raison le maintenant auprès de la famille Flowe, pour combien de temps encore il ne sait simplement pas puisque le garçon n'a jamais gardé un travail bien longtemps – nul ne sait d'ailleurs s'il se fera congédier ou s'il partira le premier, les deux cas de figure s'étant présentés bien trop souvent par le passé.

Désobéir n'est pas dans ses habitudes et pourtant, le garçon profite cette fois d'un échange animé sur l'échec du plan Baruch pour filer. Il est supposé attendre la prochaine sollicitation de son maître mais il n'en fait rien, trouvant à la place refuge sur le pont promenade pour y savourer sa première bouffée d'air frais depuis trois jours car les journées sont longues à bord du Narelle, du moins pour ceux qui vivent comme lui cette traversée à travers les yeux des autres. Cigarette au bec, Carlyle s'accorde une pause bien méritée face à l'océan sans même se soucier de manquer à l'appel lorsque Mister Flowe désirera qu'on le resserve en brandy. Ce n'est plus tellement son problème à cet instant, il en paiera peut-être les conséquences plus tard mais il étouffait bien trop dans ce fumoir où les enjeux le dépassent et où les voix sont écrasantes. Un acte de rébellion qui a pourtant une chance d’échapper à son maître si Carlyle fait en sorte de ne pas s'éclipser trop longtemps... et s'il s'assure surtout de ne pas être vu sur ce pont car d'un passager à un autre tout va très vite, trop vite même alors que le garçon doit déjà composer avec un premier problème : Thelma, la très capricieuse fille de son maître dont il ne déteste pas la compagnie mais dont la présence ici ne l'arrange pas. Elle n'est pas censée le trouver là et quand ça n'est pas le père c'est la fille qui s'emploie à lui rappeler ses obligations comme s'il risquait sérieusement d'oublier ce qu'on attend de lui. « Qu'est-ce que tu fais, à traîner ainsi des pieds ? » Si elle n'était pas la fille chérie de Mister Flowe et s'il n'avait pas non plus un minimum de considération pour elle, peut-être bien que Carlyle serait tenté de lui souffler sa fumée au visage. « Rien qui te concerne. » il balance alors en jetant un regard vers l'horizon bleuté ou du moins, rien qu'il ne souhaite partager avec elle. Le garçon économise habituellement ses mots mais pas avec Thelma, trop disposée à l'écraser dès qu'elle le peut sans qu'il ne sache vraiment ce qu'une telle attitude peut signifier. Il pourrait la vouvoyer comme son père auquel il est pleinement dévoué mais ils sont trop proches en âge pour que Carlyle s'y rabaisse, et ici il se soucie bien peu de choquer qui que ce soit. « Papa sera très mécontent de savoir que tu flânes sur le pont, où tout le monde peut te voir. » Papa cherche peut-être déjà son jeune valet du regard dans ce fumoir que le garçon a déserté et pourtant il est loin de s'en inquiéter, comme en témoigne le léger sourire passant ses lèvres. « Et comment le saurait-il ? Tu n’iras rien raconter et moi non plus. » Il est bien sûr de lui pour quelqu'un dont la parole ne pèse pas lourd mais il s'accroche à cette certitude, comptant peut-être un peu trop sur la confiance que son maître lui porte dans le cas où les choses arriveraient à ses oreilles. Les témoins sont certes nombreux mais Carlyle ressemble à n'importe quel autre valet, qui pourra réellement affirmer que c’était lui et pas l’un de ses congénères ? Thelma, sans nul doute. « Je regagnerais ma cabine si j’étais toi, il commence à faire frisquet et le vent se lève à peine. » Sa tentative pour s'en débarrasser n'a rien de subtil mais le vent souffle déjà fort sur cette partie du bateau, c'est un point sur lequel le garçon n'a au moins pas à mentir. « Il serait dommage que tu attrapes froid et puis.. nous ne sommes pas supposés être vus ensemble. » Rien que tous les deux et sans que le père de Thelma ne fasse la connexion entre eux, avec la haute société pour les regarder de travers et les ragots naissant d’un rien. Il faut soigner les apparences, encore et toujours, il connaît trop bien leur importance pour ceux vivant dans le paraître. « Que penserait ton cher père s’il te trouvait en compagnie de son fidèle valet ? Tu sais, celui que tu as détourné de son poste en l’entraînant jusqu'ici. » La voilà finalement toute trouvée, sa ligne de défense. Il peut toujours prétendre que c'est elle qui l'a attiré sur ce pont et qu'il n'a pas osé s'opposer à sa demande en bon serviteur qu'il sait être, Thelma n'en serait après tout pas à son premier caprice et son professionnalisme n’a avant aujourd'hui jamais été remis en doute.

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